En bref
- Limitez les gains d'altitude à 500 m par jour au-dessus de 3 000 m.
- Prenez une journée de repos obligatoire à Manang, à 3 519 m.
- Emportez du Diamox dans votre trousse de premiers secours personnelle.
Dans cet article
- Quelle est la limite d'altitude quotidienne sur le Tour des Annapurnas ?
- Pourquoi Manang est-elle importante pour prévenir le mal d'altitude ?
- Comment fonctionne le principe « monter haut, dormir bas » en pratique ?
- Que dois-je emporter pour prévenir le mal d'altitude ?
- Dois-je dormir à Thorong Phedi ou à High Camp ?
- La visite du lac Tilicho aide-t-elle à l'acclimatation ?
Atteindre 5,416 mètres exige une discipline stricte. Votre corps a besoin de temps pour s’adapter à la raréfaction de l’air. Précipiter l’ascension augmente considérablement vos chances d’échouer dans le trek ou de devoir faire appel à un secours en montagne.
Quelle est la limite d'altitude quotidienne sur le Tour des Annapurnas ?
N’augmentez pas votre altitude de sommeil de plus de 500 mètres par jour une fois que vous avez dépassé 3,000 mètres.
C’est la règle la plus importante pour la sécurité en altitude. Vous devez respecter strictement ce protocole d’acclimatation. Il donne à votre corps le temps nécessaire pour s’adapter à la baisse du taux d’oxygène en haute altitude.
Pourquoi Manang est-elle importante pour prévenir le mal d'altitude ?
Le village de Manang se situe à 3,519 mètres et constitue le principal pôle d’acclimatation.
Les randonneurs y passent généralement deux nuits. Une journée de repos dans cette vallée aride vous permet de mettre entre parenthèses votre progression vers le haut. Vous devriez profiter de cette journée pour faire une courte randonnée d’acclimatation.


Comment fonctionne le principe « monter haut, dormir bas » en pratique ?
Vous randonnez vers une altitude plus élevée dans la journée, puis vous redescendez à une altitude inférieure pour dormir.
Pendant votre journée de repos à Manang, montez jusqu’à Ice Lake ou au monastère des 100 Lamas. Après avoir atteint ces points plus élevés, redescendez à Manang (3,519 m) pour dormir. Le sentier de Pisang Supérieur à Ngawal favorise aussi l’acclimatation.
Que dois-je emporter pour prévenir le mal d'altitude ?
Emportez du Diamox (acétazolamide) et un système fiable de purification de l’eau.
Incluez du Diamox dans votre trousse de premiers secours personnelle complète pour prévenir le mal d’altitude. Vous devez aussi rester bien hydraté. Emportez des comprimés de purification de l’eau ou un système de filtration comme Lifestraw ou Steripen pour boire l’eau des ruisseaux en toute sécurité.

Dois-je dormir à Thorong Phedi ou à High Camp ?
Dormez à Thorong Phedi si vous ne vous sentez pas bien, ou à High Camp si vous êtes parfaitement acclimaté.
Thorong Phedi se trouve plus bas dans une gorge escarpée. High Camp implique de dormir à 4,850 mètres, avec les risques que cela comporte. Si vous avez de légers maux de tête liés à l’altitude, restez plus bas à Thorong Phedi pour récupérer.

La visite du lac Tilicho aide-t-elle à l'acclimatation ?
Oui, une randonnée jusqu’au lac Tilicho constitue une excellente préparation à l’altitude.
Le lac Tilicho se situe à 4,919 mètres. Monter jusqu’à ce lac glaciaire d’altitude puis redescendre dormir à une altitude inférieure applique parfaitement la stratégie « montez haut, dormez bas ». Cela prépare votre corps au col final de 5,416 m.

Questions posées par les voyageurs
Ai-je besoin d'oxygène pour le col de Thorong La ?
L’oxygène d’appoint n’est pas la norme si vous vous acclimatez correctement. L’essentiel est de doser votre ascension, de limiter à 500 m votre gain quotidien d’altitude de sommeil au-dessus de 3,000 m et de prendre des journées de repos prévues à Manang.
Quel est le risque de mal d'altitude sur le circuit de l'Annapurna ?
Le risque est important car le trek atteint 5,416 mètres. Précipiter le parcours ou ignorer les symptômes mène souvent à un mal aigu des montagnes (MAM) sévère. Vous devez suivre scrupuleusement les règles d’acclimatation.
Quelle est la difficulté du circuit de l'Annapurna avec le lac Tilicho ?
Le trek est éprouvant. Il exige une très bonne condition physique, de l’endurance et une acclimatation appropriée à l’altitude. La longue descente raide depuis Thorong La sollicite aussi beaucoup vos genoux.



